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Mémé Tripoux (B. Aubertin) Je regarde tout le monde Tout le monde me regarde La musique joue,la peur se lezarde Les oreilles s'ouvrent, les yeux se ferment Hasard ou coïncidence Distance voulue par une absence trop choquée Parait-il que nous ne cessons jamais de te provoquer Toi qui nous attends au tournant Sournoise en habit d'apparat Tu ne fais pas de cadeau pour ceux qui restent, Toi qui mollestes les âmes, dans la nuit céleste. Dur de rester vivant Quand ceux que t'aimes, s'en vont. Tu divises pour mieux rassembler A ce moment précis on ne peut plus faire semblant Car nous sommes tous semblables dans nos différences. Point commun, poing humain, point de suspension, Coup de poing, coup de couteau,coup de surin, Si tu évites les coups, tu marques des points. Tu la croises tous les jours Tous les jours elle te croise Elle te touche, elle te mate, Elle te caresse, elle te latte, Elle te fesse, elle te gratte, Elle te confesse et elle te frappe Et elle me frappe Et elle nous frappe. Tous les jours on essaye de t'éviter, On fait attention avant de traverser Versatile sensation que de te frôler, Impression inutile de pouvoir te toucher Tu tends des pièges, des embuscades, des attentats Ton étendard flotte sur la terre de nos états. Le sang coule dans nos veines, Donne ta peine à ceux qui se plaignent Donne ton temps à ceux qui saignent Laisse la vie à ceux qui s'aiment Pour laisser une autre trace que des globules rouges Dans cette atmosphère au fer rouge et au métal hurlant. Tu la croises tous les jours Tous les jours elle te croise Elle te touche, elle te mate, Elle te caresse, elle te latte, Elle te fesse, elle te gratte, Elle te confesse et elle te frappe Et elle me frappe Et elle nous frappe. |